Découvrez Leila, nouvelle recrue chez Zotcar Antilles !

Nouvelle recrue chez Zotcar Caraïbes, Leila Huyghues-Despointes ne manque pas de panache ! Son expérience du voyage, ses rencontres autour du monde ont forgé le caractère joyeux et épanoui de notre nouvelle recrue martiniquaise.

 

Portrait dans cet article.

Peux-tu nous décrire qui tu es en quelques mots : ton parcours, tes activités, tes valeurs, tes objectifs, tes challenges ?

 

C’est une vaste question ! 🙂 Qui je suis… c’est toujours une question difficile, parce qu’on se définit selon plusieurs critères. 

 

Je suis une personne d’origine martiniquaise, toute ma famille est ici, en Martinique. Et j’ai eu la chance, de part le travail de ma mère, de grandir en Afrique Sub-Saharienne, en Afrique de l’Ouest et Centrale. 

 

J’ai fait toute ma scolarité à l’étranger, en Guyane et en Afrique. 

Lorsque j’ai eu mon bac, j’étais à l’école française, je suis rentrée dans l’Hexagone pour faire mes études.

Cela a été mon premier vrai choc culturel ! 🙂

 

Suite à cela, j’avais un peu attrapé le virus du voyage, et j’ai profité pendant mes études de continuer de visiter le monde. Je suis allée en Calédonie, en Asie.

 

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Leila, la globe-trotteuse 

 

En 2016, j’ai eu un gros choc émotionnel car j’ai perdu mon papa des suites du cancer du sang.  

A la suite de cet événement, je suis partie avec mon sac à dos en Amérique du Sud. Je suis allée au Pérou, au Brésil, en Colombie pendant 8, 9 mois, quasiment un an.

 

Je suis ensuite allée en Nouvelle Zélande parce que honnêtement, après l’Amérique du Sud, je ne savais pas ce que je voulais faire de ma vie, j’avais fini mes études, et en même temps, je ne savais pas si ce que j’avais fait correspondait à ce que je recherchais dans la vie.

 

Je suis partie en Nouvelle Zélande avec ma meilleure amie, et j’ai fait ce qu’on voit souvent sur les photos de backpackers, le tour de la Nouvelle Zélande en van.

Je l’ai fait plusieurs fois et de façon différente…:-)

“Après avoir fait le tour du monde, il n’y a jamais plus beau que chez soi”

 

Et au bout d’un moment, j’ai commencé à en avoir assez et j’ai eu envie de rentrer pour développer mon pays.

 

Je me suis dit qu’après avoir fait le tour du monde, il n’y a jamais plus beau que chez soi, qu’on dénigre souvent ce qu’il y a chez soi, alors que l’herbe n’est pas forcément plus verte ailleurs.

 

Il y a un dicton qui représente assez ce que j’ai ressenti :  “on pense toujours que l’herbe est plus verte ailleurs, jusqu’à ce qu’on se rende compte qu’en fait c’est du synthétique” 🙂 C’est ce que j’ai ressenti. Quel que soit le pays dans lequel on va, quel que soit ce qu’on va faire, il y aura toujours des problèmes, toujours quelque chose qui n’ira pas.

“Retour en Martinique pour développer mon pays” 

 

Je me suis dit, autant rentrer chez moi et essayer de développer mon pays. Je suis rentrée en Martinique, il y a un an. J’ai fait plusieurs boulots : dans les assurances, au Club Med où j’ai été responsable du planning pendant un moment.

 

A la suite du confinement, je n’avais plus de boulot et j’en cherchais un nouveau.

 

Je suis tombée sur une annonce qui avait l’air plutôt sympa… 🙂 qui parlait d’une petite boite, une start’up, un univers que je ne connaissais pas très bien. 

Mais l’annonce était très intéressante, dans le sens où elle était diversifiée : de la créativité, de la recherche. 

L’annonce promettait un emploi qui me permettrait de toucher à beaucoup de choses différentes. Et c’est ce que je recherche dans ma vie de tous les jours. 

Je ne voulais pas entrer dans la routine. 

“Avec Zotcar, c’est jamais la routine !”

 

Ce qui est bien, c’est que depuis que je suis rentrée dans la boite – je ne le regrette pas du tout d’ailleurs – on est en perpétuelle évolution, on est tout le temps en train d’essayer de s’améliorer, de trouver de nouveaux axes de développement, et je trouve ça super, je trouve ça absolument génial ! 🙂 Je me sens très à l’aise.

 

Leila, concrètement, que fais-tu chez Zotcar, quel est ton poste ?

 

L’intitulé de mon poste est “Chargé de relation client et administratif” donc mon poste comprend le service à la clientèle : je réponds aux appels, je gère les tickets, je m’occupe des problèmes de réservation. Je gère les validations de permis, les pièces d’identité, les cartes grises.

 

Dans l’administratif, il y a un aspect comptabilité, je vérifie que les paiements partent correctement. Je fais les remboursements, je m’occupe du courrier.

 

Je développe aussi des partenariats avec des entreprises d’entretien de véhicules, des centres de contrôle technique sur les deux territoires, la Martinique et la Guadeloupe. Je fais de la prospection auprès de professionnels également.

 

Mon poste a un titre, et derrière ce titre, je fais beaucoup de choses différentes, qui ne se reflètent pas forcément dans l’intitulé, mais qui sont très intéressantes.

 

Je fais également un peu de marketing, du marketing Inbound aussi, dans la rédaction des parcours.

 

Pourquoi avoir choisi de travailler avec Zotcar  ?

 

Il y a plusieurs aspects qui m’ont attirés. 

 

Il y a une première approche quand on lit une annonce, c’est : 

Est-ce que je sens que je suis capable de répondre positivement aux demandes de cette annonce ?

Est-ce que j’ai les compétences pour pouvoir le faire?

Quand je l’ai lue, ma réponse a été oui. 

J’ai donc postulé.

 

J’ai d’abord rencontré une boîte RH, un monsieur qui s’est chargé du recrutement et qui m’a expliqué, parce que je ne savais pas pour quelle boîte j’allais travailler au départ.

Il n’y avait pas le nom de Zotcar et je ne savais pas exactement ce que Zotcar faisait. Il y avait uniquement la description du poste.

 

Donc quand je me suis  présentée, on m’a expliqué ce qui en découlait et j’ai découvert Zotcar en allant faire un tour sur le site Internet, en lisant tout ce qui était possible de trouver sur le site. 

 

Je ne savais pas du tout qu’il y avait une entreprise comme Zotcar dans les DOM. Cela a été une agréable surprise. 

“J’ai trouvé l’idée vraiment chouette, dans le sens où on a tous des problèmes d’embouteillages dans les îles”

 

C’est aussi de l’économie participative. C’est de particulier à particulier. 

Cela permet de ne pas entrer dans un système de type “gros capitalisme”, ce à quoi j’adhère, ayant une fibre écolo. 

 

Cela correspond à ce que je recherche.  Qu’on puisse éviter d’importer trop de voitures en Martinique et Guadeloupe. 

 

On est un petit territoire, on n’a pas beaucoup de routes et on est très vite saturé, notamment dans tout ce qui est zone du centre.

Quand les touristes sont là et que toutes les agences de location louent leurs voitures, on est très très vite saturé.

 

J’ai trouvé l’idée bien également car on a un taux de chômage qui est très important, une économie qui a ses problèmes. 

Si permettre aux gens de se faire un revenu complémentaire en louant leur voiture peut aider, je pense que c’est une excellente idée. 

C’est un business d’appoint. Cela permet à des personnes de se faire un revenu qu’ils n’auraient pas forcément facilement dans la vie de tous les jours.

 

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As-tu des mentors ou des personnes qui t’inspirent dans ta vie ?

 

Je vais être très classique. 

“Bien sûr, il y a ma mère qui m’inspire énormément” 

 

Parce que c’est une femme qui à l’époque où ce n’était pas forcément évident, a pris son courage à deux mains et a accepté d’être mutée en Afrique de l’Ouest, c’était en 1998.

La famille autour, ne comprenait pas forcément. 

 

C’est quelqu’un qui est très courageux et qui est très fort et j’admire beaucoup les qualités de ma maman, et surtout, je la remercie pour toutes les chances qu’elle a pu nous donner dans la vie et de son support. 

 

Elle a toujours été là avec nous, elle a toujours été très présente et à chaque fois qu’on lui soumet une idée, c’est quelqu’un qui va toujours positiver , qui va toujours nous dire “je pense que c’est bien”, ou “je ne sais pas mais je vais y réfléchir”. Voilà, ça n’a jamais été non directement, il y a toujours une réflexion derrière.

 

“Thomas Sankara est quelqu’un qui est au fond de mon coeur”

 

J’admire aussi pas mal de personnes, en règle générale. Nelson Mandela, typiquement :-).

 

J’ai été très influencée forcément par tout ce qui est culture afro, par les grands hommes politiques afros aussi comme Nelson Mandela. 

 

Thomas Sankara est quelqu’un qui est au fond de mon cœur, car j’ai passé 8 ans de mon enfance au Burkina Faso et que là-bas, la présence et l’esprit de Sankara est très présent. 

La façon dont il a voulu développer son pays, le fait qu’il ait voulu absolument s’affranchir des puissances autour. 

Tout ce qu’il a fait en quatre petites années est absolument magnifique et il a représenté finalement ce mouvement et cette envie des gens de s’en sortir et de vouloir faire mieux tous les jours. 

Et il a été l’un des premiers grands féministes présidents.

 

Dans la vie de tous les jours, j’admire aussi les personnes qui ont le courage de faire ce qu’elles ont envie de faire, qui ont le courage de dire non, j’admire toutes les personnes qui s’affirment 🙂

 

Quelle a été la plus grande leçon tirée de tes voyages à l’étranger ? 

 

D’arrêter d’allumer la télé et de regarder les nouvelles. 

 

“Le monde est bien plus beau, il n’y a pas autant de méchants qu’on le croit ou qu’on veut nous le faire croire ou qu’on nous le fasse transparaître dans les nouvelles”

 

Moi ce qui m’a marqué c’est qu’au Pérou, je voyageais toute seule avec un sac à dos et je n’ai jamais eu de problèmes. 

 

Après bien sûr, c’est très important lorsqu’on est en voyage de ne pas arriver avec ses gros sabots et de dire je connais tout, je sais comment ça fonctionne. 

Non, il faut toujours avoir un peu d’humilité quand on arrive dans une culture que l’on ne connaît pas, dans un pays que l’on ne connaît pas.

 

Il faut toujours se renseigner : les choses à faire, à ne pas faire, à dire, à ne pas dire, les endroits où aller et les endroits où ne pas aller. 

Et il faut accepter les conseils des locaux, ça, c’est super important. 

J’ai été beaucoup, beaucoup accompagnée par des personnes que je ne connaissais pas, que j’ai rencontrées dans un trajet de bus et qui m’ont donné des conseils, qui m’ont emmené dans un endroit.

 

Un soir, j’étais perdu en plein milieu d’Arequipa à 2h00 du matin, je venais d’arriver du bus, je ne savais pas où me loger. Avec mon gros sac à dos, j’ai rencontré un étranger, quelqu’un qui habitait là, dans la rue et qui m’a dit “Tu as l’air perdue, est-ce que je peux t’aider ?” 

Et c’est comme ça que je me suis retrouvée à avoir un logement, grâce à cette personne, dont je ne me souviens même pas du prénom aujourd’hui pour tout dire, et que j’ai croisé peut-être 4 heures dans mon voyage mais qui m’a aidé et grâce à lui, j’ai réussi à trouver un logement, je ne suis pas restée perdue dans la rue jusqu’à 6h du matin !

 

C’est important de se rendre compte que le monde n’est pas si méchant qu’on veut nous le faire croire !

 

As-tu une anecdote à nous raconter concernant une location de voiture à l’étranger ou un voyage en voiture avec quelqu’un ?

 

Je n’ai pas eu l’occasion de louer beaucoup de voitures, sauf en Nouvelle Zélande où là, pour la première fois, je me suis retrouvée à louer des immenses campings car pour six, où il y a douche, toilette, cuisine… 

 

Et donc, je me suis retrouvée à conduire un camping-car dans un pays où on conduit à gauche, pas à droite ! 

 

Avec un truc qui fait 6 mètres de long et 3,5 m de large. Moi qui n’avait pas conduit depuis plusieurs mois 🙂 Au début, ça été assez folklorique ! Il fallait toujours avoir quelqu’un à côté pour me dire : “Reste sur la gauche” !

 

Le plus drôle c’est de prendre les ronds-points. 

Nous, on a l’habitude de prendre le rond-point dans un sens, on le prend par la droite, mais là-bas, comme on conduit à gauche, le rond-point se prend sur la gauche. Et là, il faut faire toute une gymnastique mentale, pour pouvoir penser à prendre le rond-point sur la gauche. 

Après, on prend très vite le pli et au bout de quatre jours, on s’habitue.

 

Le plus dur après, c’est le retour à la conduite à droite !

 

As-tu quelque chose à rajouter pour conclure ?

 

Je pense que Zotcar a beaucoup d’avenir aux Antilles 🙂  et j’espère qu’on va pouvoir s’étendre ! 🙂

 

 

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